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ITU Telecom World 2003, du 12 au 18 octobre

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A la conquête des
contenus multimédias

PRESENCE SUISSE. Une septantaine d’exposants helvétiques convergent dans la mouvance du Wi-Fi. Mais d’autres entreprises se lancent dans des services rapides de distribution d’informations.

Une septantaine de firmes helvétiques sont présentes à ITU Telecom World 2003, qui se tient à Palexpo jusqu’au 18 octobre. Avec les 893 exposants inscrits, Telecom enregistre cette année une diminution de 22% par rapport à l’édition de 1999. Mais la méga foire souhaite tout de même voir déambuler autant de monde qu’il y a quatre ans, soit plus de 115 000 visiteurs.
Orientée Internet lors de la précédente édition, ITU Telecom World 2003 s’est adaptée aux nouvelles tendances actuelles : la communication mobile à haut débit sans fil constitue à ne pas douter le point fort de cette manifestation. Par leur présence, les entreprises suisses témoignent au mieux de cette évolution, à l’instar de Swisscom (stand 4251). Fidèle à Telecom depuis ses débuts en 1971, l’opérateur helvétique mise sur la présentation de solutions concrètes. «Pour l’utilisation de l’UMTS et le service Public Wireless LAN, nous présentons des applications déjà installées chez nos clients afin que les visiteurs puissent mieux se rendre compte des débouchés possibles dans ces secteurs», confie Christian Neuhaus, porte-parole de Swisscom.

Echovox : multimédia

Du Wi-Fi ok, mais du Wi-Fi large

Si la tendance d’ITU Telecom World 2003 est au Wireless, les firmes suisses attendent également des retombées commerciales dans ce domaine. «Nous dépendons beaucoup du développement du Wi-Fi (LAN sans fil). Nous espérons que cette technologie se développera davantage, à l’image du GSM, mais dans une plus large bande pour le transfert des données», souhaite George McKarris, de Volotek. De ce point de vue là, pour sa première participation, la firme de Meyrin considère Telecom comme une foire très importante. Volotek développe et commercialise des produits Wi-Fi et GSM, principalement des contrôleurs à distance pour des applications de télécommande, avec des interfaces de communication Bluetooth, RFID, RF, LAN/Ethernet, RS232/485 périodique, CANbus, etc.
Avis partagé par FlexDSL Telecommunications, à Dietikon (stand 2342). La firme zurichoise présente ses quatre dernières solutions de routeurs SHDSL (Symmetric High DSL), y compris les répéteurs, ainsi que ses VOIP (Voice over Internet Protocol). Spécialisée dans les technologies d’accès, FlexDSL doit faire face à une concurrence féroce, particulièrement d’Etrême-Orient, remarque Marco Wenzel. «Il y a quelques années, après l’apparition des nouvelles technologies de l’UMTS ou l’ADSL, l’industrie s’est trouvée en butte à d’énormes investissements. Seules les entreprises aux reins solides ont survécu à ce phénomène. Cependant, l’industrie des télécommunications semble se remettre de cette euphorie dans un sens plus réaliste et nous envisageons l’avenir avec un certain optimisme», confie-t-il.
L’optimisme est également de rigueur chez Lavandoo. Grâce notamment à son produit phare «Loop», la société genevoise propose des solutions intégrées pour la gestion des contacts, des adresses, du SMS au PC ou du PDA et au téléphone mobile. «Nous restons persuadés des opportunités qu’offrent les applications clients-consommateurs», souligne Peter J. Rohleder, responsable de Lavandoo.

sur les mobiles

Leader européen de la livraison de contenu mobile surtaxé (SMS, MMS), ainsi que des applications mobiles dans le domaine du divertissement et de l’interactivité TV/Mobile, l’entreprise Echovox, de Carouge (stand 4141), participe pour la première fois à Telecom. «Fondée en 2000, notre société prend part à plusieurs salons spécialisés tout au long de l’année, mais, clairement, Telecom représente l’événement le plus important de par sa portée internationale. C’est une occasion unique de présenter nos nouveautés et de bénéficier d’une couverture médiatique importante», relève son directeur David A. Marcus.

Lors de sa conférence de presse de ce 15 octobre, Echovox dévoile la deuxième version de son réseau ICON (Inter Carrier Open Network) qui permet la livraison de contenu multimédia sur les mobiles (la première mouture ne supportait que les contenus SMS ou voix). Selon l’entreprise genevoise, ICON 2 devient dès lors le réseau global de distribution de contenu le plus perfectionné et le plus complet au monde. Celui-ci permet non seulement la livraison mais également la facturation de contenus mobiles tels que MMS, applications Java, sonneries polyphoniques, ainsi que tout contenu compatible avec les terminaux mobiles actuels et à venir.
Afin de démontrer un service opérationnel sur son réseau ICON 2, Echovox fait à Telecom la démonstration d’un jeu interactif basé sur la technologie MMS développé et exploité pour le compte d’Orange.

Signalons qu’ICON relie plus de 36 opérateurs mobiles dans plus de dix pays européens. La première version de ce réseau permet la livraison de contenu du type SMS surtaxé, des solutions de micro-paiement mobile par SMS et téléphonie. Echovox a également déjà développé des plates-formes applicatives telles que echoSMS, lesquelles permettent l’exploitation de services tels que chat, voting, jeux, quiz ou encore des applications d’interactivité SMS/TV, plus particulièrement pour les services de vote et jeux dans le cadre d’émissions de télé réalité. Des sociétés de renom comme Reuters, M6, Orange ou encore le journal Le Temps, font confiance à Echovox pour leurs applications mobiles et pour la livraison de contenu mobile vers les 320 millions d’abonnés couverts par le réseau ICON d’Echovox.

Emotivo : contenus
transactionnels

Pour sa première participation à Telecom, la jeune start-up Emotivo, dont le holding vient de s’implanter à Gland, présente en exclusivité une architecture VI-mode de gestion de contenu multi-canal et de distribution vers des terminaux mobiles. Il s’agit d’un ensemble d’outils multimédias qui permettent une interrogation à distance – par exemple à partir d’un natel – de services de divertissement, transactionnels, d’informations, marketing mobile, sports, événementiels, etc. «On pourrait très bien avoir accès à une banque de données de cassettes vidéos ou à une bibliothèque pour en valider la commande. Nous avons mis en œuvre un concept d’objets Rich-Media légers et adaptés à un scénario de mobilité. Les points forts de ce système résident dans l’indexation et la synchronisation entre les annotations et la vidéo, notamment la création d’un proxy vidéo multimédia appelé EMO (Enhanced Multimédia Object)», explique le fondateur de l’entreprise, Nabil Reggai.
Sur un support de transmission de type GPRS, le système permettrait d’«alléger» de six, jusqu’à mille fois le poids d’une image MMS. «Avec nos browsers ou en mode “pay per view”, nos clients peuvent naviguer au travers du contenu vidéo, chercher des parties spécifiques à l’aide de mots clés ou voir des annotations HTML associées à des segments vidéos. Ils peuvent même remplir des formulaires de commerce électronique afin de commander des produits et des services associés au contenu vidéo», relève encore le directeur d’Emotivo.
La production télévisée, la diffusion de contenu vidéo, la publicité, l’enseignement à distance et le commerce électronique, représentent des parts de marché que l’entreprise vaudoise tente de conquérir en Suisse et particulièrement à Telecom.

VMN News :
contenu Web TV

Pour rester dans le même domaine de distribution de contenu et en marge de cette foire des télécommunications, signalons le lancement de VMN NEWS http://www.viewmynews.tv, un journal télévisé en ligne, réalisé en Macromedia Flash 6.0. Présenté par des professionnels dans des studios TV de pointe, assurent les promoteurs, ce site diffuse des communiqués de presse ou autres, reçus par leurs clients dans une langue à choix, même en Chinois. «La plus grande difficulté aura été de trouver une solution aux nombreuses frustrations bien connues de la vidéo sur Internet : vitesse de connexion, taille réduite des vidéos, serveurs dédiés spécialement à la vidéo, coûts de diffusion “streaming”, encodage vidéo multiple, choix du “player”, pare-feu d’entreprises, etc. Mais aujourd’hui, nous pouvons enfin livrer un produit standard extrêmement facile à mettre en place et qui reste très abordable», assure Charles Pahud de Genève, fondateur de la Web TV.